poesie
Il variait Comme un espace entre deux côtes une course aveugle vers un sommet des âmes dessinées au pinceau et du sable entre les dents sans raison et même les maux sur papier aux syllables autoritaires pleine d'humeurs vagabondes et d'envies retenues raison s'adoucissaient au passage des insectes aux longues griffes sur les longs sillons oubliés au creux des vallées noires et dansantes du son
J'aimerai encore Croiser ton regard sous le sycomore de la rue du tertre A perdre haleine dans l'escalier de pierre allonger ton souffle sur l'herbe de l'évéché Là, tu m'as montré L'obscurité luxueuse L'indiscrétion sauvage Et la lune dentaire Le pouvoir des géants sur les ombres vives Et l'entêtant son des lèvres sur l'eucalyptus Si c'était à refaire Je voudrais encore Croiser ton regard sous le sycomore de la rue du tertre
J'ai creusé à ta recherche la terre de mes pensées j'ai fouillé, aéré chaque grain me rappelle Chaos devant chez moi les soupirs s'éparpillent et les étoiles insolentes brillent sans cesse L'herbe est haute trop peut être et j'attends l'espace d'un instant Je suis affamé, si peu me nourri éponge de tes mots si rares Attendons nous à tout et partons l'horizon n'est pas si loin Ton sourire dans un cadre et tes lèvres sur ma joue et la caresse de feu tes cheveux dans mon cou J'ignore plus l'infini puisque je sais ton amour chaque grain me rappelle
Bouillir l'eau boire le thé froid exigence d'une fin d'été Le coeur plein une combustion lente l'amour d'un printemps un doigt sur la bouche l'or de nos silences couvert d'automne la note de cristal et le froid à nos pieds et le bois d'hiver
L'onde libère la derniere vague, longue froide et monotone Las de son balancement, le point, comme en suspend, retient son encre d'argent Le spectre étend son nombre, puis tout redescend, sur la ligne Plus loin, la noire membrane souple et lisse, vibrante de vie, se tait. Le silence recouvre tout de sa couleur neigeuse. Puis, un frémissement, et soudain mille passagers délivrent leur coeur...
La douce brume m'enveloppe en volutes j'evite l'oublie, mais tatonne Les fées de l'eau vive et du vent m'emportent Au dela de la vue, du son de la voix. Si, comme il est dit, le monde est ovale Bientôt, ou plus tard, mon corps reviendra Mais tu sais, depuis longtemps, que mon âme Est lovée, là, près de toi
Un tube presque vide immobiles comme figés dans des sels argentiques tes yeux couleur citrique parcourent un dédale en acier poli le temps habile a dessiné des arabesques anemiques que des mouvements electriques dispersent en rubis ecarlates Posé sur le sol une odeur de brulé monte en volutes organiques dans la lumière statique d'une douceur végétale Un mot couché sur papier. Des courbes impavide de tes doigts crispés et l'echo fantastique d'un feu Un corps, une arme, un adieu
Là, Tu m'as pris l'âme. Subtile obsession de ton corps nubile. Des étoiles se défilent au dessus de nos têtes Comme autant d'envies de non-être. J'inspire doucement l'air étrange et moite. Il y règne encore le parfum de nos actes. Fugue en lutte majeure. J'utilise, habile, ces mots qui ravagent, Mots futiles pour toi, monstre, Et font de moi cette poupée gracile entre tes mains. il ne me reste plus rien d'humain Déjà le sol m'embrasse. Adieu volatile créature.
En dégradé, les courbes sombres s'effacent vers le blanc, sur lequel une silhouette tends ses bras filiformes. Devant se spectacle, elle se met à rêver, de vents, de printemps, de soleils et d'hivers. Mue par une force du fond de la terre, elle s'étire un peu et allonge ses membres. Puis hume l'air à la recherche d'un parfum. Elle pense qu'il est sans doute encore un peu tôt Mais bientôt viendra la renaissance. Elle regarde ses enfants, non loin de là, Et pense qu'ils sont déjà si grand. La terre est riche par ici et le temps passe si vite. Elle les revoit encore, il y a peu, si petits, s'amuser,...
souffle, vent ! souffle sur mon front fievreux, emporte les grains de mes souvenirs et dépose les en courbes douces sur les plis de mon passé, dunes de mémoire érode mon esprit et laisse nue la pierre de mon âme puis sculpte les formes effilées qui n'ont plus de prise sèche les ruisseaux de mon coeur qui coulent de mes yeux et prend de ta main légère mes tristes pensées recouvre mon corps de feuilles et de petales puis souffle sur moi que je devienne particule montre moi le chemin où tu glisse sans obstacle et guide le pas léger de ma danse tourbillonante Trace dans mon ciel les prophéties magnifiques...