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Bientot ou plus tard Deux mains, un clavier, les yeux ailleurs. Que savons nous, sinon que bientôt ou plus tard, la poésie vaincra.

poesie

Scien-ce

Kronsilds

Danse, les silures aiment les chats la pluie érode mon temple les hôtels sont complets et la soupe, populaire plus tard, homme probable ton champ restreint de liberté T'offrira des quintaux de poison génétiquement amélioré Et si tu oses l'amour, Tu choisiras en 3D, l'ADN du moins laid de tes entrailles le fruit le plus normal. C'est ainsi que la science pense ce qui est bon et que plus personne au final, n'est savante

Oxyde

Kronsilds

Vous étiez là, m'entourant de vos maux Nos routes jointes, les larmes mêlées j'étais buvard, fané, à l'écoute empli d'un bruyant silence de forêt Vous me vouliez votre vassal Lacets, noeuds, ligatures et liens Et je m'en émouvais pourtant de vos gestes lointains comme une étoile Mais qui sera Mon abris, des bras l'eau sous les ponts, les vents furieux tous les claquements des étendards Et l'innocente paix viscérale ? Je n'entends plus, comme l'oxyde vos maux ont fait une gangue et dans cette chrysalide de mémoire morte j'expérimente l'oubli

Destination inconnue

Kronsilds

Demain je serai loin. Je pars. Il est dit qu'il n'y a pas Meilleur accueil que le leur. J'y boirai un thé, En pensant à vous. Demain, le Maroc.

Couleurs de saison

Kronsilds
Couleurs de saison
Couleurs de saison

Les vivants se souviennent, Là où les âmes se reposent Et laissent un peu de couleur sur du gris, ou du rose.

November

Kronsilds
November
November

Le vert ne résiste plus Que par le pâle soleil De Novembre

Peut être le Néant

Kronsilds

Un poème écrit sur une feuille de cours d'histoire lorsque j'avais 16-17 ans : Brise, souffle sur nos cheveux, Transporte ce sifflement rageur. Restons là, accrochés aux instants, Et nous berce la mélancolie. Ce cri, toujours, hurlement de l'absurde Qui vient nous envahir. L'eau lancinate innonde tes yeux L'inanité de ton regard enraye Toute temporalité. Ecoute il se rapproche. Au dessus de nous les couleurs se délaient Et font place au chaos. Oui, je t'entends, te comprend plus fort encore; Regarde, le jour blessé en son coeur, Se meurt, se néantise. Mais n'ai pas peur, nous sommes là Pour l'éternité...

Sel

Kronsilds

J'étais pur. Mes pieds flottaient au dessus des eaux. Nul sel ne caressait plus mon front de sa douce morsure.

Catacombes

Kronsilds

Il augmenta encore le volume de son casque. Les tympans excités par les micro-volts. Tentative pour noyer de musique le monde. Le recouvrir de si, de fa dièse, de syncopes. Il joua sérieusement à retrouver le rythme dans les mouvements fluides des jeunes femmes qui presque couraient dans les catacombes.

Chute

Kronsilds

Treize seconde de vol libre. Est-ce le bonheur, Feuille d'automne ?

Le corps allégé

Kronsilds

Mon corps s'allège, et symétrique Mes soucis s'alourdissent Les pensées se mastiquent Dans la machoire du cortex Et la bouche n'avale plus Que de l'air carbonique.

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