J'ancre, soulage et plisse l'insensible espoir mais, naïf, j'expose et elle m'en arrache l'os étain, rouille, parfum métal d'ivoire rouge, épines dorsale couchée sur paroi verticale l'élégance des damnés sous mes paupières tracent d'encre brune les reflets du fer en enlaçante menace d'une soie solitaire trop brûlant du désir de la veuve araignée sans vertue par dessein à fendre l'espace forçant la séparation des fluides électriques et brisant le retour du vermillon dans l'âtre doux et chaud du corps de la femme usée Découvrant l'horrible soif de son âme ravalant la sourde rage hemoglobine les mains...
Du bout de mes ongles s'écoulent des silences d'encre sympathique. Chimie amusante des sentiments intérieurs, repliés comme de l'origami dans les abats de mon corps. Les démons spécialistes des interfaces hommes-machines puis hommes nous tressent des connexions comme des toiles intriquées. Ils s'amusent de nous voir s'y empêtrer à vouloir les demêler. Les scions du printemps flagellent l'air au bon vouloir éolien, inscousciant du ballet des bits électroniques. Mes silences sont visibles à ceux qui en connaissent le révélateur.
Sourd à ses plaintes j'étreint le ventre mou de l'hydre elle s'éteint sous mes doigts dans son antre où sourdre son sang délicat et pourpre je m'en abreuve avant de fondre dans le vent trop liquide
J'ai rêvé de toi à faire des bêtises A devenir le vent Ouvrir tout en grand Comme ton regard Enfanter les vagues Faire danser l’écume Sur les crêtes aqueuses D’une aube aquarelle. Et moi au milieu, comme une pierre, dans un jardin zen. J'ai rêvé de toi La mer qui se brise Sur la montagne en bas
Je suis blanc comme le vieil arbre que le printemps ne suffit plus a éveiller Je ne suis rien Je ne suis plus Je suis noir Comme l'angle du vide qui n'offre à la lumière plus aucun reflet Je ne suis rien Je ne suis plus
De longs rayons, tels des cordes tendues traversaient son corps de cire chaude il agitait ses mains lumineuses devant lui à la recherche d'un passage dans une foule imaginaire. Marchant sous la surface du sol Un battement sourd distendait à chaque coup, sa douloureuse perception Il comprenait autrement les mots qui sortaient des grandes bouches alentours Quelque chose, ou quelqu'un n'aurait pu arreter L'évanouissement de son esprit Les fantomes accrochaient leurs ongles sur l'email de ses yeux. il pleurait.
Je flotte ou je tombe. Je ne comprends rien au vide ni aux mains détendues. Une Penelope est venue défaire les liens et je ne suis plus noué aux autres fils. Il y en avait pourtant qui me tenaient à coeur, mais le temps affirme à chaque instant que rien ne dure éternellement. Si seulement ça pouvait durer au moins jusqu'à la grande fin.
J'ai entrouvert la boite. j'y ai vu les espaces insoumis, Les traces d'une vie et le silence absolu Au lendemain, ivre j'irai prendre la mesure du vide sous blister longue durée Où seras tu, au petit déjeuner, Quand le metal t'apportera la dose lipidique Et sans arrière-pensée après une carresse Je te croquerai Biscotte