J'ai rêvé de New-York, d'Empire State Building, de Marc, de Phil et d'ombres qui montent. La musique souterraine des blocs qui tombent du quatre-vingt sixième étage en travaux. C'était comme une chute de serac. On mangeait quand on avait faim des hamburgers à 1 dollar qui nous brûlaient l'estomac. On avait rendez vous, faut-il une raison, quelque part au milieu de Central Park. Les plantes lançaient déjà de l'or aux branches et leurs dernières fleurs de saison. Nous allions à la recherche de quelque chose, une musique je crois. Je ne sais pas si nous avons trouvé. Je me suis réveillé.
Il tentait de suivre la ligne du plafond, mais il avait du mal. Il faut dire qu'il était venu là pour l'aider, parce que la pauvre ligne du plafond était brisée. "J'en ai marre" disait elle " je n'en peux plus d'être coincée entre ces murs et ce plafond !" Effectivement, se disait il, c'est le propre de la ligne du plafond. Il essaya de la rassurer en lui disant qu'elle avait le confort d'être dans une maison, au chaud, et tout ça. Oui mais c'était le placard et jamais personne ne venait. "Allons c'est quand même mieux qu'être une ligne droite obligée d'aller dans une seule direction." Et c'était...
Oliv kronsilds
12
sept.
2008
Je crois que ma vie est bien finie. Je n'ai pas eu une vie facile. On peut même dire que je n'en ai pas vraiment eu. C'est simple, je n'ai eu que mon travail. ça a commencé quand j'était tout petit. Déjà, à l'école, je faisais les buts, ou alors je marquais un angle du terrain, et je me prenais tout le temps le ballon dans la tête. Ado, je me faisait bousculer sur les pistes de skate et je les regardais passer à toute vitesse, sans jamais avoir l'occasion d'essayer. A la même époque, j'étais aussi dans les stades d'athlétisme, des fois aux couloirs de courses, mais la plupart du temps sur le terrain...
Luna Nuitombée qui arrivenait de se réveillever, yeugardait éberluahurie la minustite montaline dont elle avait l'habicoutume à chaque crépusbrunes d'honorésaluer. Il y avait quelque chose de brindezingue, un truchose tout à fait inhabifférent dans le décor. C'est alors qu'avec horreufaction, elle remarquaperçu que sa montaline préféraimée était toute désertisèche ! Toute l'eaumidité avait été goulubue par Soleilardent qui avait tous les jourdavants dardlancé ses raytubions et aspinhalé toute la lavure de la montaline tellement qu'il avait pépiesoif. Les pauvres herbiplantarbres étaient toutes...
J'aimerai encore Croiser ton regard sous le sycomore de la rue du tertre A perdre haleine dans l'escalier de pierre allonger ton souffle sur l'herbe de l'évéché Là, tu m'as montré L'obscurité luxueuse L'indiscrétion sauvage Et la lune dentaire Le pouvoir des géants sur les ombres vives Et l'entêtant son des lèvres sur l'eucalyptus Si c'était à refaire Je voudrais encore Croiser ton regard sous le sycomore de la rue du tertre
J'ai oublié l'amour sur le seuil de ma naissance, ne laissant dans mon coeur que la haine. Déjà toute petite, encore accrochée à ma mère par mon cordon, je n'avais qu'une idée en tête, punir mes géniteurs de m'avoir mise au monde. Qu'ils crêvent avec leurs rêves pour moi, me disais-je. Ils puaient la misère, avec leurs minables petites volontés. Hélas pour moi, mes parents faisaient partie de la majorité qui, comme disait Einstein, ne regardent pas avec leurs propres yeux et qui n'éprouvent pas avec leurs propres sensibilités. Tout leur tombait directement dans le crâne depuis les mass-media. Je...
Le progrès, ça a du bon. Nous ne sommes pas loin d'être les enfants du jeux video, à peu d'année près, comme d'autres sont enfants de la télé. On peut dire qu'on a connu les ancètres, Pong, Pac-man, Tetris, ou Arkanoid. Nos parents disaient que ça ne servaient à rien, on y joue seul, c'est un écran. C'est faux ! Le niveau d'abstraction de ces jeux avaient quelque chose de foncièrement stimulant. Autre exemple de la modernité, pour ne plus polluer l'environnement proche et lointain de sac plastique fin et volant, les magasins n'en donnent plus. A la place, ils te vendent des grands sacs en toile...
Haaa, les patins à roulettes ! Il adorait ça. Il se rappelait parfaitement le jour miraculeux où son rêve lui avait été offert. Il avait réclamé depuis longtemps à ses parents, qui ne voulaient pas. Trop dangereux ! Mais quelle joie lorsqu'il a reçu de son oncle un peu facétieux, ces engins de casse-cou, au grand dam de maman ! C'est vrai qu'il s'était couvert de bleus, au début. Mais il avait vite progressé et il faut dire qu'il n'était pas mauvais. Il jouait à sauter par dessus les plaques, ou alors à rouler en arrière. Pendant des jours il s'était entrainé à franchir d'un bond l'espace d'un...