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Bientot ou plus tard Deux mains, un clavier, les yeux ailleurs. Que savons nous, sinon que bientôt ou plus tard, la poésie vaincra.

poesie

Le jardin

Kronsilds

J'ai rêvé de nos corps enlacés. J'ai offert des fleurs. La musique a coulé de mon coeur. Par deux fois. J'ai mis les mains dans la terre. Un arbre aux racines recouvertes. J'ai fait l'amour, j'ai été aimé. Le temps s'est enfui. J'ai ratissé les pierres et les herbes mauvaises Puis le soleil est venu. J'ai eu le poison de nouveau, sur la langue, au parfum de bergamote. J'ai supplié les anges d'arracher ton âme, en vain. J'ai frotté mes mains au chardons, pour ne pas sombrer J'ai failli me disperser, fait le tour et achevé ce jardin J'ai offert mon amour au bout de mes doigts Puis la nuit est ve...

Polie

Kronsilds

Qu'as tu à te cacher d'arachnéenes politesses comme une muraille, froide, et lisse, qui ne te protègera pas. Lève les yeux. Que vois tu ? la ville et ses rumeurs nous portent bien au delà. (je ne suis pas satisfait du résultat, considerez ce poème comme étant inachevé pour le moment !)

Rêve d'une vague

Kronsilds

(sans verbe) Rêve d'une vague. La marée montante, sur les quais d'une Venise océanique. La vague, encore loin, mais rapide. Son grondement sourd à mes oreilles, signe de sa force monstrueuse. Un regard et l'imagination en moi. Le point d'impact entre mon corps et cette lame d'eau. Soudain, une explosion en gerbes magnifiques sur les rochers, puis la vague presque sur moi. Temps long, élastique, réflexion intense, plusieurs images dans l'esprit, noyade, mort, nage, vie. Souffle de la vague sur mon visage, inspiration d'air dans mes poumons, trois pas vers ce mur bouillonant et plongeon. Mon corps...

Au gré des vents...

Kronsilds

L'arbre puise sa force de ses racines et de la lumière. Vitesse de la lumière, constante et variable. Amour asexué, du pollen sur une graine. Une fièvre, douce et mortelle, l'esprit en cendre. Une ribambelle, un banc, un espoir par dessus les toits, le toi, l'étau, la taule. ville de fer et de pierre reconstituée, de prostituées, et peu d'air pour respirer. Fuir, revenir, fuir. Et l'arbre danse, au gré des vents...

La chevauchée

Kronsilds

Sous une délicieuse ondée de larmes tièdes, Nos mains nonchalantes sur nos corps alanguis glissent sur nos peaux couleur de Suède Comme toutes les gouttes de cette pluie. Replie tes ailes sous l'anse de mes mains. Et glisse ton corps près de moi, ange de brume, Je t'emmène chevauchant au delà des dunes sur mes douces entrailles, si tu veux bien. Nos lèvres effleurent la mémoire des instants l'empêchant de nous fuir loin de cette place Les profonds miroirs de nos âme s'enlacent Et nous laissent sur l'humus, agonisants. L'horizon alors s'étend infini Et si nous en traçons le contour Nous aurons dessiné...

Printemps oublié

Kronsilds

Des larmes étranges mouillent mon visage. Elles ont un goût d'océan. Est-ce le printemps.

L'avis des poissons en terres sauvages

Kronsilds

L'inconçu et le retour sur le sable. Accepter d'être ce qu'on est, et tenter de l'être un peu plus. Marcher sur les astres dans les reflets que le ressac a laissé. Avancée du desert des chairs. La matière est la même, mais la fusion difficile. Reste peau contre peau et les sensations tactiles. l'apocalypse révelera ce qu'il faut taire. En attendant protégeons nous du soleil et bientôt, ou plus tard, lorsque tout sera brulé, incapable du souvenir de nos astres, nous partirons mettre de nouvelles icônes sur des terres vierges, cherchant à faire renaitre cette fleur d'amour qui un jour a existé. Une...

Eteindre la lumière

Kronsilds

Trier les souvenirs de plastique, de verre, de métal Ecumer consciencieusement, en garder un peu. Organiser la danse des déchêts, des couleurs Vider son esprit dans les bouches qui parlent Recyclant les mémoires d'autres gens. Si possible bien refermer Hermetiquement. Eteindre la lumière en quittant une pièce. Mettre dans l'ombre d'ombre ce qu'on ne veut plus voir Le faire disparaitre, un instant. Oublier que ce qu'il y a derrière la porte, Par économie de mémoire. On y reviendra, peut être, Plus tard. Au rythme des saisons, Avancer lentement. Conserver l'énergie. S'il faut, la prendre au soleil...

Deception

Kronsilds

When you're so close to me, fall into your eyes my heart beat's extreme, I feel in my body from the deep within, a burning desire to take care of you, your sweet carmine lips, your porcelaine face, gentle in my hands. don't know how can it be this good. have we told us everything we should have done? but none of that matters,not for the moment anyway because everything's fine, alright today. gentle breeze in your hair, a delicate taste on my lips, your sweet perfume in the air, and the words "I love you" our hands discover one another a new magical landscape your smile lights up my mind, the sky...

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