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Bientot ou plus tard Deux mains, un clavier, les yeux ailleurs. Que savons nous, sinon que bientôt ou plus tard, la poésie vaincra.

poesie

Robot delaire poésie mécanique

Kronsilds
Robot delaire poésie mécanique
Robot delaire poésie mécanique

direPhrase { Class RelationDirePhrase Scheduling { Frequency 60 } UserParams { delay 500 interrompre false Phrases [ {nom vers1 valeur "La rue assourdissante autour de moi hurlait."} {nom vers2 valeur "Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,"} {nom vers3 valeur "Une femme passa, d'une main fastueuse"} {nom vers4 valeur "Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;"} ] } }

Echo sur la peau

Kronsilds

blanc transitoire, vert chaud. Peaux mortes dans l'eau, courtes incertitudes de fin d'hiver.

Mue du caryotype, printemps des cités intérieures

Kronsilds
Mue du caryotype, printemps des cités intérieures
Mue du caryotype, printemps des cités intérieures

Eternelle transition. Les vibrations des âmes s'accordent, harmonie d'une autre dimension. Les lyres chantent des amours de couleurs, jusqu'au gris des lumières. Le chaos naturel mange encore les têtes. S'il coule comme un torrent, alors noyons nous d'amour. Qu'il en reste une trace comme d'une roche déviant le courant. Le glacier fond, le froid se dilue, la sève monte, les cellules s'aiment de pression osmotique, transmission de la vie. Chairs tendues vers le renouveau. Regénération de la spirale nucléique. Les mots s'entrelacent, construisent les mondes, laissant les peaux mortes à chaque mu...

Le fantasme des eaux profondes

Kronsilds
Le fantasme des eaux profondes
Le fantasme des eaux profondes

J'ai monté l'escalier vers le monde sombre qui est la création de la destruction, et la destruction de la création, et dans une inexorable oscillation L'eau de mon corps danse en moi va et vient et rentre et sort, s'évapore et s'aspire prend les formes et les déforme intérieur extérieur l'intérieur de mon extérieur J'ai monté l'escalier vers le monde sombre qui est l'extérieur de mon intérieur extérieur intérieur prend les formes et les déforme souffle et inspire va et vient et rentre et sort danse dans l'eau de mon corps Inexorable oscillation dans une destruction de la destruction, et création...

Variation synchrone des dilettantes ou les polycopies du lac

Kronsilds
Variation synchrone des dilettantes ou les polycopies du lac
Variation synchrone des dilettantes ou les polycopies du lac

J'ai oublié les ombres et l'envers du décor. Le bruit et l'odeur des polycopieuses, Dans les coulisses des salles de classe. Et le haut mur du fond de la cour qu'on franchi en silence pour s'évader, un peu. J'ai oublié le froid de cet hiver, l'empreinte de nos pieds dans les congères, Le ciel couleur d'ozone et les tubes d'aspirine, Ecouter vivre la glace, allongés sur l'eau du lac pour nous faire peur, un peu. J'ai oublié les étoiles et les soleils qui se dessinent sous les paupières, Les arabesques mouvantes comme de l'huile et la lumière qui reste quand on se frotte les yeux, un peu.

La promesse des larmes

Kronsilds

Qu'avons nous fait pour retenir les larmes ? Ce rien qui nous brûle à peine puisqu'il n'est rien. Une simple amertume, du sel sur la langue, Et le goût du fer. Je vois sur ton front douloureux l'anathème jetté. La malédiction d'une question posée, un jour heureux. Es tu l'âme que je cherche ? Alors est venu le temps des grands doutes et des folles promesses. Que vois tu maintenant sur ton chemin. Tu avances, la main refermée sur du vide. Qu'avons nous fait pour retenir les larmes ?

Vous même

Kronsilds

J'aimerai encore un instant votre présence à mes côtés et vos mots enrobés de rubans de brume. Vos doigts courent sur mon crâne cherchant par ce contact la fusion indélicate de nos terribles pensées. Je vous sens m'essayer Vous ajuster sur mon âme avec cette affreuse cruautée qui vous est naturelle. Avant de vous suivre et me perdre à jamais Dites moi que vous étiez vous même en venant me chercher.

Le Crapaud sans fin

Kronsilds

Ce crapaud à peau fractale, excroissances mâles et râles croassants, ce monstre si pâle sous le sable, c'est un crabe ! Approche toi, petit poisson, son envie est ton bien : T'embrasser, te faire danser, sur la cadence des corbeaux d'or aux cris de vie venue d'ailleur et d'amours infernale Dans l'eau sanguine, tu noieras Les tâches noires de ton destin Et d'un coup d'aile natatoire Tu peindras l'oraison d'une vie sans fin

Phosphoros

Kronsilds
Phosphoros
Phosphoros

Ecume de pétales, encre de fleurs. Bullet time de ses pas qui s'éloignent. L'eau ralentie plaquée aux fibres de son corps. Fille sauvage des lunes, ondulante frénésie. L'armure futile d'une larme et d'un sourire. La peau se referme sur la plaie d'ether. Phosphoros veille sur les roses vives.

After

Kronsilds
After
After

La boite des rave est vide. Possession encore à distance. Bientôt les rivières de lumières seront noyées de soleil. La nuit s'éteint. Son regard suit la ligne rouge, celle qui mène à l'après. Un mouvement de son corps trahi sa fatigue. A son bras un sourire d'utopie. La fin, le charme est rompue. Tant pis.

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