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Bientot ou plus tard Deux mains, un clavier, les yeux ailleurs. Que savons nous, sinon que bientôt ou plus tard, la poésie vaincra.

poesie

Eternité

Kronsilds

Je plonge au plus profond de ce marais organique Extirper ton coeur encore palpitant de nos orgasmes Bruler ce qu'il me reste de glucose Tandis que tes mains me retiennent encore L'horizon fuit toujours, evanescent Je ne peux embrasser le monde Alors C'est toi Allonge ton corps près du mien, Et regardons passer l'éternité

Mea culpa

Kronsilds

dewplayer:http://www.rollmops.com/RandomGhost.mp3& Je ratisse, en sang ton silence Dent de fer crissant sous le silex, hérisse mon crâne, tranche les vaines expériences d'étouffer ce vide Je casse en silice ma violence Dont l'echo résonant sous le narthex, où glisse un fantôme, réveille les fragrances imaginaires de ta présence Je bois au calice ta ciguë Doux venin s'insinuant dans mon tréfond, tourmente l'atman, domestique les tyraniques dards dressés vers ce démon Mea culpa

Haiku 1

Kronsilds

Hallucinons ! Allunissons ! A l'unisson ! Unissons-nous !

Argile

Oliv

Tu es là devant moi Pétri dans l'argile de mes rêves, Contours flous, Ecailles de terre. Mais tes angles et courbes précieusements inscrit Dans ma chair ne me laisse aucun doute. Sculpteur malhabile, mon coeur tente d'animer les sentiments de ta silhouette. Mes efforts sont hélas vains.

L-système

Oliv

un arbre est en moi.peu à peu il rempli mon vide. J'ai semé la grammaire fractale il y a bien longtemps dans le terreau de ma mémoire.quatre, quarante, quatre cents saisons défilent au rythme de mes sensations. Cette branche pleure et ploie sous le poids de ma tristesse, Cette autre porte les fleurs de mes jeunes pensées. division infinie des décisions de la vie. Bientot, ou plus tard, il sera temps pour moi de mourir, laissant la silhouette de mon arbre dans le coeur de ceux qui ont su le voir.

L'anse sèche

Oliv

Si longue soit l'anse j'allonge la langue et lappe le liquide.s'en libère un son lent, bleu et vert. Alors mon chant s'y mèle en volutes,traçant les calligraphies des astres. une vérité lointaine effleure ma tristesse, le long de l'ecorce protégée.je n'ai pas fini ma vie, mais j'en donne le signe. L'anse est à nouveau sèche.

La cathédrale

Oliv

En un geste violent, l'immense cathédraleVomit un long flot de fidèles rassasiésDe sermon, de pain et de vin. Et sur les dallesS'étale doucement la foule révoltéeQui n'a pu entrer, qui attends sur le parvis,Que le pain soit sorti par les soldats mutinsEt qu'il soit distribué comme source magique A cette foule qui trépigne, qui a faim.

Rien est Tout

Oliv

Etrange comme parfois au détour du jour l'âme est vide. Le fil reste noué, et sur ce hic, j'enroule mes pensées en spirale. Etrange comme parfois les sens nous donnent si peu d'energie. Je n'ai pas les réponses que j'attends, et les 13 passent. Etrange comme parfois la haine souhaitée est impossible. Mal nécessaire qu'on s'inflige pour se croire mieux peut-être. Etrange comme parfois un rien invente un tout douloureux. Il est trop tard et je ne le veux pas, pas encore.

Sentinelles

Oliv

Sentinelles, D'un regard sur nos gestes, Vous jugez, cruelles. Mais il reste ce que vous n'avez vous. Danses, En équilibre impromptue, Vous êtes belles attirances, Mais la musique De silences est faite. Amour, Simple tu complètes L'âme, et toujours Tu gardes la flamme acrobate, De l'extinction...

Le froid

Oliv

hyperfluide, tactile, avec tact ilglisse le long de l'épineuse dorsale,s'insinue entre les interstices de mes os craquantscarquant de glace qui m'étreintcomme un amantbrodant les perles sur mes orbitesen étoiles polairesabsolu il ment à mes membres gourdsrale, hantise, ralentissementmanteau sans peauJe m'en donne tord Doux, ce ment songeje m'endorsraidefroidmort

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