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Bientot ou plus tard

Deux mains, un clavier, les yeux ailleurs. Que savons nous, sinon que bientôt ou plus tard, la poésie vaincra.

Les Z'expressions : Prendre ses jambes à son cou

Kronsilds

Je lui ai dit de se sauver, de prendre ses jambes à son cou... Tiens tiens, elle est vraiment idiote cette expression. Prendre ses jambes à son cou ! Je ne sais pas pour vous, mais j'ai essayé de prendre mes jambes à mon cou. Déja il faut être souple, ce n'est pas facile. Ensuite, une fois qu'on a réussi, après moult effort pour faire franchir à ses pieds le terrible obstacle de la tête, et bien on à l'air d'un con pour courir, la tête entre les jambes, si tant est qu'on arrive à garder l'équilibre, les jambes allant naturellement dans le sens où justement la tête ne peut plus regarder. Il faut...

Remise de prix Brillante Weblog premio-2008

Kronsilds
Remise de prix Brillante Weblog premio-2008
Remise de prix Brillante Weblog premio-2008

vira m'a très gentiment décerné ce magnifique prix ! :-) Merci mille fois Vira ! Je ne m'y attendais vraiment pas ! Voici les règles du jeu : - Le gagnant doit mettre le logo sur leur blog - Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix - Désigner 7 autres blogs - Mettre le lien de ces blogs sur le votre - Laisser un commentaire sur les blogs récompensés Je vous présente maintenant les blogs que je récompense (je vous propulse vers d'autres endroits tout à fait brillant ! Rikiki que je suis à côté, tellement qu'il vont bien s'en foutre de mon prix :D ) : Lunojatulum (en rouge ou en blanc)...

Une seconde après...

Kronsilds

Un tube presque vide immobiles comme figés dans des sels argentiques tes yeux couleur citrique parcourent un dédale en acier poli le temps habile a dessiné des arabesques anemiques que des mouvements electriques dispersent en rubis ecarlates Posé sur le sol une odeur de brulé monte en volutes organiques dans la lumière statique d'une douceur végétale Un mot couché sur papier. Des courbes impavide de tes doigts crispés et l'echo fantastique d'un feu Un corps, une arme, un adieu

Créature

Kronsilds

Là, Tu m'as pris l'âme. Subtile obsession de ton corps nubile. Des étoiles se défilent au dessus de nos têtes Comme autant d'envies de non-être. J'inspire doucement l'air étrange et moite. Il y règne encore le parfum de nos actes. Fugue en lutte majeure. J'utilise, habile, ces mots qui ravagent, Mots futiles pour toi, monstre, Et font de moi cette poupée gracile entre tes mains. il ne me reste plus rien d'humain Déjà le sol m'embrasse. Adieu volatile créature.

La fuite

Oliv

En dégradé, les courbes sombres s'effacent vers le blanc, sur lequel une silhouette tends ses bras filiformes. Devant se spectacle, elle se met à rêver, de vents, de printemps, de soleils et d'hivers. Mue par une force du fond de la terre, elle s'étire un peu et allonge ses membres. Puis hume l'air à la recherche d'un parfum. Elle pense qu'il est sans doute encore un peu tôt Mais bientôt viendra la renaissance. Elle regarde ses enfants, non loin de là, Et pense qu'ils sont déjà si grand. La terre est riche par ici et le temps passe si vite. Elle les revoit encore, il y a peu, si petits, s'amuser,...

L'eau penchée

Kronsilds

L'eau a penchée. Je ne sais pas comment ni pourquoi mais depuis maintenant quelques semaines, l'eau penche. Ce n'est pas pratique parce que parfois l'eau monte haut, il a fallu colmater, les brêches, les fissures, les portails en fer. En plus, avant, on pouvait faire de la barque, maintenant, c'est trop difficile de remonter la pente. Alors les embarcations restent en bas. Heureusement pour les pêcheurs, la plupart des poissons aussi. Toute la navigation doit s'adapter. Suivre la bonne pente, pour aller là où on veut, inventer un système de freinage. Le transport de marchandise par les eaux est...

Le tailleur de pierre

Kronsilds

Il épongea son front à la manière d'ici. Prende la casquette, passer l'avant bras, reposer la casquette. Le soleil coulait sur lui son plomb, mais cela ne semblait pas l'affecter. Il reprit le marteau, pneumatique, seule concession à la modernité, et en appliqua la pointe sur la pierre. Le rythme repris, lançant dans l'air ses assauts comme en réponse au bourdonnement proche et lointain de l'ocean. Parfois il s'imaginait faire sortir des formes infinies, délicates et lègères de ces cristaux de feldspath ou de marbre blanc. Mais il n'était pas sculpteur. Il était compagnon tailleur de pierre. De...

La carapace

Kronsilds

Elle était bronzée et rutilante. J'en étais fier. Brillante dans le crépuscule, j'aimais la montrer sur les routes du septentrion. Mais tout cela c'était avant. Avant l'épidemie. Un étrange mal me rongeait, un mal qui ouvrait des portes dans le temps. Pour moi, ça a commencé par des points. Des absences aussi. Puis j'ai vu les larmes acides venues des océans, provoquer les brûlures. Les points s'allongèrent pour devenir déchirures. Le mal était fait, ma peau était à la fois ici et ailleur, dans un futur proche ou un passé. Mais ces portes ne servaient à rien, il aurait fallu traverser mon corps...

[1/?] ??? - La dame blanche

Kronsilds

Le chien passa son museau dans l'interstice du portail de bois. Il avait entendu le bruit de moteur familier annonçant le retour de son protégé. Puis presque aussitôt, il entendit des voix dans le véhicule qui approchait. Son protégé n'était donc pas seul. Il émit un son plaintif en reconnaissant la voix de la femme. Il n'aimait pas cette femme toujours vêtue de blanc. Il émanait de sa personne une odeur inhumaine, qu'elle masquait sous un parfum capiteux et exotique. A cause de cela, il n'avait pas encore réussi à déchiffrer ses intentions à l'encontre de son protégé; en tout cas, il doutait sérieusement...

Des déserts

Kronsilds

J'ai traversé des déserts. Nul appel ne résonnait plus loin que ma bouche. Les questions venaient à moi, sans réponse à donner. Alors une soif immense, et rien à boire. Puis peu à peu, j'ai compris. Nul ne peut être sans avoir. Même le désert. Alors j'ai guidé mes pas au travers. Non pas en automate. La mort ma rendue visite. Je l'ai baisée. Ses mains, ses pieds. Elle a apaisé mes souffrances. Mais ce n'était pas encore temps. La mort et l'amour à ma porte, une vie à porter, une morte amante. J'ai vu ton oeil affligé. La mer en couler. La douleur en tracer le ciel. Puis venir jusqu'à moi. Le but...

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