Les Z'expressions : Prendre ses jambes à son cou
Je lui ai dit de se sauver, de prendre ses jambes à son cou...
Tiens tiens, elle est vraiment idiote cette expression.
Prendre ses jambes à son cou !
Je ne sais pas pour vous, mais j'ai essayé de prendre mes jambes à mon cou. Déja il faut être souple, ce n'est pas facile. Ensuite, une fois qu'on a réussi, après moult effort pour faire franchir à ses pieds le terrible obstacle de la tête, et bien on à l'air d'un con pour courir, la tête entre les jambes, si tant est qu'on arrive à garder l'équilibre, les jambes allant naturellement dans le sens où justement la tête ne peut plus regarder.
Il faut que je précise que ceux qui ont commencé par s'assoir pour passer leurs jambes par dessus leur tête se retrouvent sur le dos, ce qui, au final, revient au même : ils ont l'air de cons, mais encore plus.
Il en suit que ce qui signifie s'enfuir à toute vitesse, se transforme en course de lenteur, voire en un numéro de cirque, et encore, pas terrible le numéro. Et donc la fuite est vite interrompue par le poursuivant, qui, même si sur le coup, a pu se laisser surprendre par la manoeuvre, eventuellement en rire, se resaisi et alpague le fuyard, si on peut appeler ça comme ça.
Décidemment, cette expression n'a aucun sens, et je préfère de loin l'expression quebéquoise, qui, à défaut de s'adresser à la gente féminine, et parfaitement compréhensible pour tous messieurs qui se respectent : S'en aller la queue sur les fesses !