La boite des rave est vide. Possession encore à distance. Bientôt les rivières de lumières seront noyées de soleil. La nuit s'éteint. Son regard suit la ligne rouge, celle qui mène à l'après. Un mouvement de son corps trahi sa fatigue. A son bras un sourire d'utopie. La fin, le charme est rompue. Tant pis.
Balancement tantrique, danse de chair. Les douces araignées pentaculaires attisent les voluptées. Musique en accord des courants telluriques les effervescences s'enroulent, se confondent, se figent, extatiques.
Le sorcier sculpte dans le bois dur l'étrave effilée des bateaux aissemeurs. Il délie les langues des racines affamées. Il absorbe le poison des mots qui en sortent, puis il en fait des voiles. Esclaves des mensonges du vent. Son sourire s'élargi. Patience. Vierge jusqu'à la première fois. Le plein répond au vide. Là bas sur l'autre rive, elle l'attend.
Il y a sept jours, dans cet univers, Une intime particule qui m'est chair s’est transformée. Et même si son bouleversant chemin de papillon m'a parfois effrayés, Je suis encore le sillage de son amour pour ouvrir mes propres ailes. Une Atropos impolie a coupé son périple. Il me reste ces instants de vie partagés avec elle, Tous entortillés dans cette rupture soudaine. Il faudra à mon rythme, Dénouer les douleurs, désemmêler les joies, Enrouler le fil sur l’écheveau des souvenirs Et dans cet univers, tapisser mon existence De ces intimes particules sereines et lumineuses.