Ecume de pétales, encre de fleurs. Bullet time de ses pas qui s'éloignent. L'eau ralentie plaquée aux fibres de son corps. Fille sauvage des lunes, ondulante frénésie. L'armure futile d'une larme et d'un sourire. La peau se referme sur la plaie d'ether. Phosphoros veille sur les roses vives.
La boite des rave est vide. Possession encore à distance. Bientôt les rivières de lumières seront noyées de soleil. La nuit s'éteint. Son regard suit la ligne rouge, celle qui mène à l'après. Un mouvement de son corps trahi sa fatigue. A son bras un sourire d'utopie. La fin, le charme est rompue. Tant pis.
Balancement tantrique, danse de chair. Les douces araignées pentaculaires attisent les voluptées. Musique en accord des courants telluriques les effervescences s'enroulent, se confondent, se figent, extatiques.
Le sorcier sculpte dans le bois dur l'étrave effilée des bateaux aissemeurs. Il délie les langues des racines affamées. Il absorbe le poison des mots qui en sortent, puis il en fait des voiles. Esclaves des mensonges du vent. Son sourire s'élargi. Patience. Vierge jusqu'à la première fois. Le plein répond au vide. Là bas sur l'autre rive, elle l'attend.