Mercredi 23 juillet 2008
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20:18
J'ai traversé des déserts. Nul appel ne résonnait plus loin que ma bouche. Les questions venaient à moi, sans réponse à donner. Alors une
soif immense, et rien à boire. Puis peu à peu, j'ai compris. Nul ne peut être sans avoir. Même le désert. Alors j'ai guidé mes pas au travers. Non pas en automate. La mort ma rendue visite. Je
l'ai baisée. Ses mains, ses pieds. Elle a apaisé mes souffrances. Mais ce n'était pas encore temps. La mort et l'amour à ma porte, une vie à porter, une morte amante. J'ai vu ton oeil affligé. La
mer en couler. La douleur en tracer le ciel. Puis venir jusqu'à moi. Le but ne m'échappe plus à présent.
Nul ne peut être sans avoir.
C'est important...
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