J'ai discuté ce weekend avec un inconnu, qui faisait de la musique, en amateur, une espèce de clone de moi, ou vice versa, comme vous préférez.
Il me parlait d'une de ses connaissances qui n'était ni particulièrement talentueux ni même bon chanteur, mais qui avait cette chance d'être pugnace. A force d'être toujours là, à tenter,
prendre des contacts, recommencer, nuit et jour ou presque, cet homme a fini par signer un contrat avec une maison de disque.
Cette personne est actuellement en train d'écrire ce qui sera proposé comme le tube de l'été par une chaine de télé. Ce n'est pas forcement un critère de qualité, mais c'est quand même une
consécration.
Ca m'a fait comprendre quelque chose. On ne peut pas faire un métier d'un loisir si on n'y passe pas tout son temps.
On peut toujours écrire, dessiner ou peindre, composer de la musique ou chanter, si on le fait à côté d'un job, alors il ne se passera jamais le moment étonant où on signera avec une maison (qui a
dit close dans le fond de la classe ?).
Je sais, on se dit qu'il vaut mieux avoir un salaire, par sécurité, il y a le prêt de la maison, la famille a nourir, bientôt une bouche en plus, les études, etc... C'est cette quête de la sécurité
qui finalement, nous empêche de franchir le pas.
Alors que nous savons parfaitement en nous, que nous sommes fait pour ça.
En cette période un peu trouble pour moi, avec la société où je travaille sur le point de fermer ses portes, je me pose réellement la question.
Est il encore temps que je consacre tout mon temps à l'art qui me plait tant ?
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