Il y a un âge qu'on franchi sans s'en apercevoir.
C'est l'âge auquel nos parents ont eu le bonheur, au moins au début, de nous avoir eu. L'âge auquel cet homme et cette femme sont devenus papa et maman après avoir commis cette drôle de bétise, parfois sans le vouloir vraiment.
Quand j'étais petit, cet âge là pour moi, c'était l'an 2000, autant dire de la science fiction.
Ce qui est étrange, quand on atteint soi même cet âge, c'est qu'on se dit que nous n'aurions surement pas fait pareil, mais nous ne sommes jamais dans les mêmes circonstances. Atteindre cet âge n'est pas atteindre la raison. Alors on répète les mêmes bétises, avec plus ou moins de bonheur. C'est l'âge du renouvellement des générations.

Mais ce n'est pas un âge comme les autres.

C'est exactement la moitié de l'âge de son père ou de sa mère. C'est l'âge après lequel le nombre d'années vécues devient plus grand que le nombre d'années qui nous séparent d'eux. ça doit être l'âge où il n'y plus rien à leur prouver, l'âge à partir duquel on vieilli ensemble. Pour ma part, c'est plutôt réussi.

Etonnant cet âge pivot où l'on regarde des deux côtés.

En attendant, peut être que ce sont les temps modernes qui veulent ça, mais cette "moitié de l'âge" arrive de plus en plus tard au fil des générations.
Qu'en sera t'il du double de l'âge, quand ma fille aura atteint cette moitié ?


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Du bout de mes ongles s'écoulent des silences d'encre sympathique.
Chimie amusante des sentiments intérieurs, repliés comme de l'origami dans les abats de mon corps.
Les démons spécialistes des interfaces hommes-machines puis hommes nous tressent des connexions comme des toiles intriquées.
Ils s'amusent de nous voir s'y empêtrer à vouloir les demêler.
Les scions du printemps flagellent l'air au bon vouloir éolien, inscousciant du ballet des bits électroniques.
Mes silences sont visibles à ceux qui en connaissent le révélateur.

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Voici une des improvisations que j'ai joué dimanche dernier. Celle-ci est au piano (enfin avec le son de piano, parce que comme vous le constatez, c'est un instrument numérique) sur le thème du printemps.
Nous sommes un groupe de musiciens amateurs, qui jouons pour la bonne cause, si on peut dire.
Là, il s'agit d'un concert en faveur de la restauration des vitraux de l'église dans laquelle nous l'avons donné.

Comme je n'ai pas trop fait de fausses notes, je vous laisse l'écouter.

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Je n'allais pas plus loin pour dresser son temple que l'endroit où elle chut, comme les mille polypes humains qui voulaient sa mort dans les vapeurs de tellure.
J'imaginais à la mode le port de polymères, et la taille fine comme des aiguilles karstiques. M'aurait elle oublié, sorcière aux yeux sélénites, si d'aventure j'avais survécu ?
Le drame s'était joué à la seconde même où je la vis, elle et l'enfer de l'explosion.

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Aujourd'hui je vais jouer 3 improvisations et un Ave Maria.
Je n'ai pas le trac, et c'est étonant !

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