Poésie

Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 11:40
(sans verbe)
Rêve d'une vague.
La marée montante, sur les quais d'une Venise océanique.
La vague, encore loin, mais rapide.
Son grondement sourd à mes oreilles, signe de sa force monstrueuse.
Un regard et l'imagination en moi. Le point d'impact entre mon corps et cette lame d'eau.
Soudain, une explosion en gerbes magnifiques sur les rochers, puis la vague presque sur moi.
Temps long, élastique, réflexion intense, plusieurs images dans l'esprit, noyade, mort, nage, vie.
Souffle de la vague sur mon visage, inspiration d'air dans mes poumons, trois pas vers ce mur bouillonant et plongeon.
Mon corps dans une machine.
Mouvements immobiles, une goutte parmis les gouttes.
Puis la sensation du courant, une connaissance des flots, ma mémoire de poisson.
Un point d'ancrage. Compte à rebour de l'oxygène. Brûlure interne, attente.
Le calme.
Surface.
Le chemin de la vague derrière moi et l'eau si soudainement lisse.
L'eau, mon amie.
Pas de mort cette fois ci.
Rêve étrange d'une vague et d'un immortel.



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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 18:15

L'arbre puise sa force de ses racines et de la lumière. Vitesse de la lumière, constante et variable. Amour asexué, du pollen sur une graine. Une fièvre, douce et mortelle, l'esprit en cendre. Une ribambelle, un banc, un espoir par dessus les toits, le toi, l'étau, la taule. ville de fer et de pierre reconstituée, de prostituées, et peu d'air pour respirer. Fuir, revenir, fuir. Et l'arbre danse, au gré des vents...

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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 17:45
Sous une délicieuse ondée de larmes tièdes,
Nos mains nonchalantes sur nos corps alanguis
glissent sur nos peaux couleur de Suède
Comme toutes les gouttes de cette pluie.
 
Replie tes ailes sous l'anse de mes mains.
Et glisse ton corps près de moi, ange de brume,
Je t'emmène chevauchant au delà des dunes
sur mes douces entrailles, si tu veux bien.
 
Nos lèvres effleurent la mémoire des instants
l'empêchant de nous fuir loin de cette place
Les profonds miroirs de nos âme s'enlacent
Et nous laissent sur l'humus, agonisants.
 
L'horizon alors s'étend infini
Et si nous en traçons le contour
Nous aurons dessiné dans nos esprits
La taille absolue de notre amour.
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 11:05
Des larmes étranges mouillent mon visage.
Elles ont un goût d'océan.
Est-ce le printemps.
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /2008 17:42
L'inconçu et le retour sur le sable.
Accepter d'être ce qu'on est, et tenter de l'être un peu plus.
Marcher sur les astres dans les reflets que le ressac a laissé.
Avancée du desert des chairs.
La matière est la même, mais la fusion difficile.
Reste peau contre peau et les sensations tactiles.
l'apocalypse révelera ce qu'il faut taire.

En attendant protégeons nous du soleil
et bientôt, ou plus tard, lorsque tout sera brulé,
incapable du souvenir de nos astres,
nous partirons mettre de nouvelles icônes sur des terres vierges,
cherchant à faire renaitre
cette fleur d'amour qui un jour a existé.

Une infime vibration peut suffire à remettre en mouvement l'immobile.


(Une compilation en un seul poème de mes commentaires sur les blogs de mes amis)
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