Poésie

Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /2008 10:00
Là,
Tu m'as pris l'âme.
Subtile obsession de ton corps nubile.
Des étoiles se défilent au dessus de nos têtes
Comme autant d'envies de non-être.
J'inspire doucement l'air étrange et moite.
Il y règne encore le parfum de nos actes.
Fugue en lutte majeure.
J'utilise, habile, ces mots qui ravagent,
Mots futiles pour toi, monstre,
Et font de moi cette poupée
gracile entre tes mains.
il ne me reste plus rien d'humain
Déjà le sol m'embrasse.
Adieu volatile créature.

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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /2008 00:00
En dégradé, les courbes sombres s'effacent vers le blanc,
sur lequel une silhouette tends ses bras filiformes.
Devant se spectacle, elle se met à rêver,
de vents, de printemps, de soleils et d'hivers.
Mue par une force du fond de la terre,
elle s'étire un peu et allonge ses membres.
Puis hume l'air à la recherche d'un parfum.
Elle pense qu'il est sans doute encore un peu tôt
Mais bientôt viendra la renaissance.
 
Elle regarde ses enfants, non loin de là,
Et pense qu'ils sont déjà si grand.
La terre est riche par ici et le temps passe si vite.
Elle les revoit encore, il y a peu, si petits,
s'amuser, innocents, dans le vent puissant,
à se pencher et presque tomber,
Et la crainte bien maternelle de les voir emportés.
Mais ils sont bien toujours là,
beaux, forts et sages maintenant.
 
Une vibration la ramène au temps présent,
La nature, si calme, est réveillée par un bruit.
Un chariot à roues de métal, cahotant sur les pierres
avec à son bord quelques femmes, quelques hommes,
qu'elle entend de là, chantant ou pleurant.
On en voit si peu par ici, que viennent ils faire,
Cette place est si reculée, songe t'elle,
que de nature nous sommes dans ce coin de monde
les seuls être vivants.
 
A sa vue, ils s'approchent.
Elle les reçoit bras ouverts.
Profitant de son accueil, ils s'installent puis discutent.
Ils parlent d'une guerre.
d'une guerre qu'ils fuient
Pourquoi faut il toujours que les hommes se disputent.
Elle en a vue pourtant, mais sans jamais comprendre
cette agitation futile contre le temps
Puisque finalement c'est toujours lui qui gagne.
 
Elle les regarde en songeant
que bientôt ce lieu qu'elle habite depuis si longtemps
Sera la proie du feu, de la colère et du sang.
Mais elle sait depuis toujours que la nature se vengera
et qu'elle sera là ce jour, quand le moment viendra.
Puis il est temps pour eux de quitter ce lieu.
les hommes regagnent leur chariot.
Pour un dernier au revoir,
Elle agite ses longs bras.
 
Les hommes alors rejoignent
l'ombre fraîche de la forêt,
Sans se retourner ils s'eloignent
de ce lieu sacré
et du grand arbre millénaire
dont les branches dans le vent,
leur font comme un signe...
d'adieu
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /2008 00:00
souffle, vent !
souffle sur mon front fievreux,
emporte les grains de mes souvenirs
et dépose les en courbes douces
sur les plis de mon passé,
dunes de mémoire
 
érode mon esprit et laisse nue
la pierre de mon âme
puis sculpte les formes effilées
qui n'ont plus de prise
 
sèche les ruisseaux de mon coeur
qui coulent de mes yeux
et prend de ta main légère
mes tristes pensées
 
recouvre mon corps
de feuilles et de petales
puis souffle sur moi
que je devienne particule
 
montre moi le chemin
où tu glisse sans obstacle
et guide le pas léger
de ma danse tourbillonante
 
Trace dans mon ciel
les prophéties magnifiques
des lendemains lumineux
graciles et sans ombre
 
Enfin chante cette melodie
qui berce mon coeur
et apaise le tourment
de mon âme grise
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 14:56
J'ai rêvé de nos corps enlacés.
J'ai offert des fleurs. La musique a coulé de mon coeur. Par deux fois.
J'ai mis les mains dans la terre. Un arbre aux racines recouvertes.
J'ai fait l'amour, j'ai été aimé. Le temps s'est enfui.
J'ai ratissé les pierres et les herbes mauvaises
Puis le soleil est venu.

J'ai eu le poison de nouveau, sur la langue, au parfum de bergamote.
J'ai supplié les anges d'arracher ton âme, en vain.
J'ai frotté mes mains au chardons, pour ne pas sombrer
J'ai failli me disperser, fait le tour et achevé ce jardin
J'ai offert mon amour au bout de mes doigts
Puis la nuit est venue.



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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 19:00
Qu'as tu à te cacher
d'arachnéenes politesses
comme une muraille,
 froide,
et lisse,
qui ne te protègera pas.

Lève les yeux. Que vois tu ?
la ville et ses rumeurs nous portent
bien au delà.

(je ne suis pas satisfait du résultat, considerez ce poème comme étant inachevé pour le moment !)
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