Poésie

Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 14:42
J'ai creusé à ta recherche
la terre de mes pensées
j'ai fouillé, aéré
chaque grain me rappelle

Chaos devant chez moi
les soupirs s'éparpillent
et les étoiles insolentes 
brillent sans cesse

L'herbe est haute
trop peut être
et j'attends l'espace
d'un instant

Je suis affamé, si peu
me nourri
éponge de tes mots
si rares

Attendons nous à
tout et partons
l'horizon n'est pas
si loin

Ton sourire dans un cadre
et tes lèvres sur ma joue
et la caresse de feu
tes cheveux dans mon cou

J'ignore plus l'infini
puisque je sais ton amour

chaque grain me rappelle

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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 14:36
Bouillir l'eau
boire le thé froid
exigence d'une fin d'été

Le coeur plein
une combustion lente
l'amour d'un printemps

un doigt sur la bouche
l'or de nos silences
couvert d'automne

la note de cristal
et le froid à nos pieds
et le bois d'hiver
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /2008 21:00

L'onde libère la derniere vague, longue froide et monotone
Las de son balancement, le point, comme en suspend, retient son encre d'argent
Le spectre étend son nombre,
puis tout redescend, sur la ligne

Plus loin, la noire membrane souple et lisse, vibrante de vie, se tait.
Le silence recouvre tout de sa couleur neigeuse.

Puis, un frémissement, et soudain
mille passagers délivrent leur coeur...

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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /2008 20:00
La douce brume m'enveloppe en volutes
j'evite l'oublie, mais tatonne
Les fées de l'eau vive et du vent m'emportent
Au dela de la vue, du son de la voix.
Si, comme il est dit, le monde est ovale
Bientôt, ou plus tard, mon corps reviendra
Mais tu sais, depuis longtemps, que mon âme
Est lovée, là, près de toi
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /2008 14:37
Un tube presque vide

immobiles comme figés
dans des sels argentiques
tes yeux couleur citrique
parcourent un dédale

en acier poli

le temps habile a dessiné
des arabesques anemiques
que des mouvements electriques
dispersent en rubis ecarlates 

Posé sur le sol

une odeur de brulé
monte en volutes organiques
dans la lumière statique
d'une douceur végétale

Un mot couché sur papier.

Des courbes impavide
de tes doigts crispés
et l'echo fantastique
d'un feu

Un corps, une arme, un adieu
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Les yeux ailleurs

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