les yeux ailleurs

Les classeurs

Présentation

  • : Bientot ou plus tard
  • : Artiste
  • : Interactif, multimédia, de l'internet, ergonomique, puissant, sans langue de bois, construit avec amour et acharnement... Tout les éléments étaient contre nous, mais, finalement, bataille après bataille, nous nous approchons de la perfection!
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Derniers Commentaires

Les propositions se bousculent,  à qui pourra arracher mon cerveau et ce qu'il y a dedans des griffes des Autres. Non, je ne suis pas le beau docteur Jack ou le beau Sawyer de Lost ! Je suis juste à la croisée des chemins.
Pourtant, aucune n'éveille véritablement en moi l'enthousiasme, l'envie de foncer à n'en plus compter mes heures. Comme si j'étais blasé de tout cela.
J'ai envie de tout foutre en l'air, ma vie pourquoi pas, me lancer dans une nouvelle aventure. Les doutes me rongent, mais ça me parait tellement à portée de main. Cela ne l'a jamais été autant.

Monter mon studio d'enregistrement.

J'habite pas très loin de Paris, j'ai des sous de côté, je vais être au chomage.

Alors, faire la pute au plus offrant, ou foutre en l'air sa vie ?

Quand je vous disais que j'étais à la croisée des chemins.

ajouter un commentaire commentaires (6)   
J'ai discuté ce weekend avec un inconnu, qui faisait de la musique, en amateur, une espèce de clone de moi, ou vice versa, comme vous préférez.
Il me parlait d'une de ses connaissances qui n'était ni particulièrement  talentueux ni même bon chanteur, mais qui avait cette chance d'être pugnace. A force d'être toujours là, à tenter, prendre des contacts, recommencer, nuit et jour ou presque, cet homme a fini par signer un contrat avec une maison de disque.
Cette personne est actuellement en train d'écrire ce qui sera proposé comme le tube de l'été par une chaine de télé. Ce n'est pas forcement un critère de qualité, mais c'est quand même une consécration.

Ca m'a fait comprendre quelque chose. On ne peut pas faire un métier d'un loisir si on n'y passe pas tout son temps.
On peut toujours écrire, dessiner ou peindre, composer de la musique ou chanter, si on le fait à côté d'un job, alors il ne se passera jamais le moment étonant où on signera avec une maison (qui a dit close dans le fond de la classe ?).
Je sais, on se dit qu'il vaut mieux avoir un salaire, par sécurité, il y a le prêt de la maison, la famille a nourir, bientôt une bouche en plus, les études, etc... C'est cette quête de la sécurité qui finalement, nous empêche de franchir le pas.

Alors que nous savons parfaitement en nous, que nous sommes fait pour ça.

En cette période un peu trouble pour moi, avec la société où je travaille sur le point de fermer ses portes, je me pose réellement la question.

Est il encore temps que je consacre tout mon temps à l'art qui me plait tant ?

ajouter un commentaire commentaires (6)   
Résumé de l'épisode précédent : "Matt n'a plus de cigarette. Il doit sortir."

Je mate la pile de godasses entassées à l'entrée. Je devrais mettre mes baskets, cette journée (enfin, ce qu'il en reste) promettant d'être longue. Mes homologues humains ont le chic pour me donner rendez vous tous en même temps. Mais en fait non, pas de basket. Un truc me dit plutôt d'enfiler les chaussures classes que je mets pour sortir en soirées. Avec cette pluie, c'est une idée stupide comme il m'arrive souvent d'en faire. Encore cette foutue petite voix qui nous pousse à agir, souvent pour rien, mais qu'on ne peut s'empecher d'écouter.
Je descend l'escalier, remonte mon col en traversant la cour intérieure, c'est quelle est froide cette eau, et m'élance vers le bistrot du coin et son enseigne rouge en voie de disparition.

Je rentre trempé dans le bureau de tabac.
Toute cette eau qui dégouline de mes cheveux et me refroidit aussi vite que je m'étais échauffé en courant pour traverser le quartier me donne envie de pisser. La nature nous rappelle sans cesse qu'on est beaucoup de liquide, et bien peu de matière pour tenir tout l'ensemble. Perce un petit trou dans l'enveloppe, et toute ta vie s'en écoulera. Les gens savent t'il qu'on est aussi fragile ?

Difficile de se composer un visage agréable quand la buraliste, pourtant jolie et souriante, t'annonce le prix. La dose de poison coûte d'autant plus cher qu'il en faut beaucoup pour te tuer. Je lui tend le dernier billet qu'il me reste en me retenant de l'inviter à diner. Oh ! Et puis je tente, après tout, j'ai mis mes pompes classe. Etonnant comment l'apparence, ça me rend plus fort ! Me voila narcissique ! Elle refuse poliment, comme la fois précédente.
Je me sens plus fort, mais je ne suis pas pour autant devenu son type d'homme. Dommage. De toute façon, je n'ai pas le temps en ce moment. On se donne les excuses qui nous arrangent.


Je me commande un café, pose mes affaires sur une table libre et descend l'escalier qui mènent aux WC libérateur de vessies pleines, comme l'est ma tête, mais de pensées.

Je me demande sur quoi va me mettre mon producteur. La
dernière fois, le reportage sur les pigeons de la ville c'était vraiment... comment dire tout en restant poli ? c'était chiant (oui, je suis poli là). Filmer des oiseaux en train de becqueter des miettes laissées par des mangeurs de sandwich. Passionant. Non, moi, j'attends le reportage de ma vie, celui qui va faire de moi un journaliste célèbre, envié de toute la profession, et même au delà ! C'est pas dans ces WC que ça va m'arriver.

Tiens, je viens de m'apercevoir que pendant que je pissais, sans vraiment n'en rendre compte, je tournais le flot autour du trou de la cuvette, en prenant soin de ne pas faire tomber le jet dans l'eau stagnante et jaunissante. Est-ce cela qui s'appelle tourner autour du pot ?

Qu'est-ce qu'on peut être con parfois !

Je me regarde dans la glace au desus du petit lave main. Ai-je la tête qui convient à mes ambitions ? Celle qui sera la femme de ma vie, qui vit quelque part, me reconnaitra elle ? Je me sèche.
Puis je rejoins rapidement le monde des vivants laissant derrière moi mes pensées et une vague odeur. Ultime reste de l'animal qui marque son territoire.
Mon premier rendez-vous est là, à m'attendre...

(à suivre)

ajouter un commentaire commentaires (1)   
On passe notre temps à attendre.
Ca commence dès le reveil ! On attends que l'eau coule, de son corps dans les WC, puis dans le lavabo ou dans le tuyau de douche pour se laver. Que le café chauffe, le pain grille, le verre de jus d'orange soit rempli.
Puis que l'ascenceur arrive à l'étage. Qu'il nous descende au rez de chaussée. Puis l'attente du transport, le train, le métro, l'autobus, plus rarement le taxi ou le collègue.
L'attente dans ledit transport, mais parfois employé à faire autre chose. Ou dans la voiture, dans les bouchons.
Puis les attentes au boulot, que l'ordinateur démarre, que la machine à café serve le gobelet. Que la page internet se charge, que les email arrivent dans la boite. Et des attentes à long terme, l'augmentation, la promotion, le client qui va faire de nous des personnes riches.
Puis l'attente au restaurant, à la cantine, ou au supermarché, au rayon fruits et légumes, à la caisse. Attente.
Attente de la fin de la journée, Attente à l'administration.
Attendre l'amour, attendre un enfant, attendre une fête, attendre la mort.

Que ferions nous de tout ce temps si tout devenait instantané ?

Surement pas grand chose, mais la vie serait tellement plus simple...

ajouter un commentaire commentaires (14)   
(sans verbe)
Rêve d'une vague.
La marée montante, sur les quais d'une Venise océanique.
La vague, encore loin, mais rapide.
Son grondement sourd à mes oreilles, signe de sa force monstrueuse.
Un regard et l'imagination en moi. Le point d'impact entre mon corps et cette lame d'eau.
Soudain, une explosion en gerbes magnifiques sur les rochers, puis la vague presque sur moi.
Temps long, élastique, réflexion intense, plusieurs images dans l'esprit, noyade, mort, nage, vie.
Souffle de la vague sur mon visage, inspiration d'air dans mes poumons, trois pas vers ce mur bouillonant et plongeon.
Mon corps dans une machine.
Mouvements immobiles, une goutte parmis les gouttes.
Puis la sensation du courant, une connaissance des flots, ma mémoire de poisson.
Un point d'ancrage. Compte à rebour de l'oxygène. Brûlure interne, attente.
Le calme.
Surface.
Le chemin de la vague derrière moi et l'eau si soudainement lisse.
L'eau, mon amie.
Pas de mort cette fois ci.
Rêve étrange d'une vague et d'un immortel.




ajouter un commentaire commentaires (11)   
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus