humour

Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 16:02
Un vieux dessin retrouvé dans mes papiers. On dirait un peu Yoda, habillé comme dans les années 80 :D
 
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /2008 16:28
En rangeant quelques papiers, j'ai retrouvé des vieilleries que je vous poste ici.


Et de la même époque, alors que sévissaient les chevaliers du zodiaque à la TV, une petite bande dessinée parodique des chevaliers du
zodiac canot pneumatique (excusez moi pour la qualité médiocre :D ):

 

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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 13:11

Dans un des dessins animés que ma fille regarde en ce moment, j'ai entendu un personnage dire à un autre qui l'attendait :

J'ai presque failli arriver en retard !

 

Comme je suis un père qui essaye d'être un peu attentif à ce que sa fille accumule dans sa mémoire en pleine croissance, je fais un peu attention aux dialogues.

Sur le coup, j'ai trouvé ça un peu bizarre.

Je ne sais pas pour vous, mais l'expression "j'ai failli" signifie pour moi "avoir manqué de peu", sous entendu malgré tous mes efforts pour y arriver. Du genre "Quel dommage, j'ai failli attraper le pompon" (oui, ma fille a aussi découvert les manèges et les pompons). bref, c'est essayer sans y arriver.

D'un autre côté, "presque", ça veut dire "pas tout à fait". Une peinture presque terminée, c'est qu'elle ne l'est pas encore (oui, ma fille fait aussi de la peinture qui est finie quand elle dit "une autre feuille, siteplé papa").

Mais alors dans ce cas, "presque faillir", c'est à dire "pas tout à fait faillir", ça signifierait un peu "réussir" ? Screugneugneu !

 

J'ai presque failli réussi à arriver en retard.

 

Arriver en retard, c'est assez facile. Il suffit de ne pas partir à point, et selon la loi de l'emmerdement maximum, la durée du trajet augmente de façon inversement proportionnelle au temps restant pour arriver à l'heure (embouteillage, feux tous au rouge, camions, tracteurs, vents contraires, grêves, pluie de grenouilles, bref, tous ligués pour te faire dépasser l'heure prévue).

 

Pourtant l'autre personnage n'avait pas l'air mécontent, c'était l'heure prévue, ça ne doit donc pas être ça !

 

Mais alors que signifie donc cette phrase toute en contradiction ! 

 

Ce "presque" ne se rapporterait donc pas qu'à "faillir" mais aussi au reste ?

 

J'ai pas tout à fait "failliArriverEnRetard".

 

Oui, admettons. C'est tordu ! Les ordinateurs vont avoir du mal à comprendre des phrases comme celle là !

 

Alors si je résume :

J'ai essayé pourtant, mais je n'ai pas réussi à arriver en retard et ce malgré un embouteillage, les feux tous au rouge, des camions, des tracteurs, un vent contraire du sud, la grêve des touristes et même une pluie de grenouilles.

J'y étais presque ! Ce n’est vraiment pas de chance !

 

J'ai presque failli arriver en retard.

 

Enfin, pour se consoler, j'ai réussi à être à l'heure, c'est déjà ça.

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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 12:26
 
Il y a quelque chose que j'ai toujours trouvé étrange, c'est la manière dont les ordinateurs sont utilisés au cinéma (et accessoirement à la TV).
Tout le monde commence a bien être familiarisé avec les ordinateurs, et vous même, toi par exemple qui me lis, tu sais parfaitement utiliser cette boi-boite, même que tu en connais les limites, tu râles sans doute après sa lenteur, etc.
Et pourtant, au cinéma, ça ne change pas.
Par exemple, l'appareil.
C'est soit un Mac, parce que c'est beau, mais c'est juste pour décorer, soit un Dell, parce qu'ils payent surement très bien la pub qui leur est faite, soit un monstre dont on ne verra jamais rien d'autre que des lumières clignotantes de façon inquiétante (ou rassurante) et l'écran.
L'écran, tiens, parlons en, ou plutot ce qu'il y a dessus.
Avez vous déjà vu Windows dans un film ? Non ! Parfois un MacOSX, rarement un Linux, mais le reste du temps, l'interface est toujours une surenchère d'effets, des trucs qui clignotent et bougent surtout si ça sert à rien, et à fortiori si c'est un film "technologique". Pour faire encore plus technologique, on n'hésite pas à rajouter des chiffres qui défilent. ça, les chiffres qui défilent et que personne ne comprend, ça fait top, ça fait extrème geek. Plus la personne est forte en informatique, et plus il y a des chiffres qui défilent.
Pour faire encore plus que plus, on les écrit en vert sur fond noir, comme on ne fait plus depuis longtemps dans la vrai vie, et on rajoute des grilles en 3D vertes et rouges qui tournent sur le côté pour montrer d'où viennent les chiffres. Là, le hacker est un dieu !
Autre fait amusant avec les écrans, c'est qu'ils projetent leurs images, très nettes, sur le visage des acteurs. Encore récemment j'ai vu ça ! Chez moi, même dans le noir, mon écran n'émet qu'une petite lueur bleutée qui éclaire à peine le bureau. Je suppose que c'est une astuce pour voir le visage de l'acteur et ce qui est sur l'écran en même temps, mais heureusement que nous n'avons pas ce genre de lampe à bronzer devant nous, ou alors elle projette les images sur un mur et ça s'appele un videoprojecteur !

Et pour piloter tout ça, ces interfaces qui font blip et qui font flash ?
A part quelques film qui innovent avec l'interface homme/machine, ça reste très classique. Je veux dire classique genre 1960, avant l'invention de la souris.
ça c'est vraiment étonnant, mais il n'y a presque jamais de souris. Il n'y a que le clavier pour tout faire. A croire que la souris, ce n'est pas sexy !
C'est encore plus ridicule quand les acteurs sont sensés manipuler des images.
Haaa, la manipulation des images, un grand moment au cinéma !
Outre le fait que tout se fait au clavier (-Vas y fait un zoom sur son visage" - Pas de problème" *tick tick tick tick* (bruit de clavier)) la manipulation d'images est truffée d'invraissemblance. Les zooms avec changement d'angle par exemple. Essayez de zoomer sur l'image de quelque de profil, vous ne la verrez jamais de face.
Au cinéma, on peut !
ça marche aussi avec les images vues de dessus prises par satellite, bien entendu.
Ensuite arrive l'affinage du zoom. Un poncif dans le genre, surtout quand le zoom est extrème, et que l'ordinateur arrive, après un processus qui balaye les pixels pendant des plombes, à sortir une photo nette du méchant dans un reflet sur d'une dent de fourchette qui trainait là ! Et bien sur, on échappe pas souvent au fait que l'ordinateur sorte l'image nette 5 minutes avant que le méchant ne fasse exploser quelque chose (dont la taille dépend du pays d'origine du film). C'est tout comme le piratage, l'acteur y arrive toujours au dernier moment, genre dans les 10 dernières secondes d'un compte à rebours mortel. Evidemment.

Autre chose qu'on retrouve tout le temps, c'est le son.
Le moindre mouvement à l'écran est accompagné d'un wizz, blip ou autres clocloc. C'est qu'une fenêtre qui s'ouvre sur l'ecran sans faire scrouich, ça doit pas faire bien au cinéma. Je n'ose pas imaginer la migraine des utilisateurs si les ordinateurs faisaient tous ces bruits.

Bref, je trouve ça étrange qu'on ne sorte pas vraiment de cette façon d'utiliser les ordinateurs dans les films depuis si longtemps.

Si vous aussi avez des remarques, n'hésitez pas à m'en faire part dans un petit commentaire...

Edit : Après une petite recherche, je suis tombé sur
Mark Coleran, un artiste qui s'est spécialisé dans la création pour les films d'interfaces d'ordinateurs qui font bip et qui font flash :D
C'est très joli, tous ces petits machins partout qui font leur truc...
 
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 18:30

Il tentait de suivre la ligne du plafond, mais il avait du mal. Il faut dire qu'il était venu là pour l'aider, parce que la pauvre ligne du plafond était brisée.
"J'en ai marre" disait elle " je n'en peux plus d'être coincée entre ces murs et ce plafond !"
Effectivement, se disait il, c'est le propre de la ligne du plafond.
Il essaya de la rassurer en lui disant qu'elle avait le confort d'être dans une maison, au chaud, et tout ça. Oui mais c'était le placard et jamais personne ne venait.
"Allons c'est quand même mieux qu'être une ligne droite obligée d'aller dans une seule direction."
Et c'était vrai. Mais aller dans une direction, ça oui. Elle qui tournait sur elle même, et même pas en rond, elle se voyait bien ligne aérienne, ou aux mains d'un pilote de ligne. Au moins elle voyagerait.
Hélas, il n'avait pas la ligne budgétaire pour lui offrir un voyage en avion, tout au plus pouvait il l'emmener à la pêche, ou alors dans le métro, toutes deux comportant un choix de lignes conséquent et économique. Mais elle ne voulait pas finir mangée par les poissons, ou enterrée, ce qui serait pire, de son point de vue, qu'être au placard.
"Allons c'est quand même mieux que la ligne d'horizon, toujours à fuir quand on s'approche."
Mais il se trompait sur toute la ligne. Être l'horizon, voila quelque chose qui lui aurait plu, à la ligne du plafond. On est toujours à l'horizon de quelqu'un. L'horizon est partout autour, et pourtant inaccessible par soi même. Mais voila, le sort avait voulu qu'elle soit ligne de plafond, d'un placard qui plus est, et c'est tout. En faire la ligne d'horizon n'était pas en son pouvoir.
Il fallait lire entre les lignes. Il y avait quelque chose à faire mais il ne savait pas encore quoi. Il tenta une dernière approche :
"Allons c'est quand même mieux qu'une ligne de flottaison, toujours à nager entre deux eaux, parfois troubles. Ou une ligne de bataille, sous le feu, prête à être coupée à tout moment, sans compter le mal de mer, et en plus les batailles navales n'existent plus. Ou pire encore, une ligne de démarcation honteuse pour tenir le pays aux mains d'occupants belliqueux !"
Qu'importe, elle aurait pu être ligne de mire, de tir, ou de visée, ou même Maginot ou Siegfried, du moment qu'elle n'était plus dans ce placard, entre ces quatres murs.
Il se plaça en ligne de défense, prétextant un appel d'une autre ligne, celle du téléphone pour gagner du temps et réfléchir.
Mais elle n'était pas dupe, et s'était fixée une ligne de conduite, qu'elle lui rappela :
"Si tu ne fait pas quelque chose tout de suite, je laisse tomber le plafond ! point à la ligne !"
Et ça, même du placard, il ne pouvait pas, surtout que sa chambre était juste au dessus, ça aurait fait désordre.
Il se ravisa.
Il lui proposa de l'emmener à la montagne, franchir une à une les lignes de niveau pour faire la ligne de crête. Elle se dit que ça devait être pas mal, elle se voyait déjà sur la ligne de départ. Puis elle se dit que là haut, immobile dans le vent glacial, avec la neige et le mauvais temps, finalement, ça ne devait pas être si bien.
Il commençait à se les sentir aussi brisé que la ligne.
Déjà que les gens sont difficiles à contenter, si en plus les lignes s'y mettent. Il regarda celles de sa main. Sa ligne vie venait sans doute de raccourcir un peu.
Il tenta de se ressaisir, et proposa un compromis dans la droite ligne de son humanisme légendaire. Il fit quelques recherches en ligne. Il appela son banquier sur sa ligne directe, pour qu'il lui ouvre une ligne de crédit.
C'est ainsi qu'il démonta le placard, abbatit quelques cloisons, agrandit sa maison avec quelques murs arrondis, cassa quelques mètres carrés de plafond pour faire entrer en ligne de compte les sauts de ligne entre les deux étages, et fit en sorte que les perspectives offrent de belles lignes de fuite.
Ainsi, la ligne parcourait librement toute la maison, en droite, en courbe et en brisure et faisait l'admiration de tous les visiteurs, ce qui la rendait pas peur fière. Elle eu même droit de passer à la télévision dans une émission sur les maisons. Elle aimait se voir si bien cadrée le long des lignes de forces de l'image sur l'écran aux lignes pures très design.
Et lui était tout content :
Il avait gardé sa ligne.

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