Alors ça, c'est fou ! je me rend compte que les articles de mon blog, dont le titre est clairement dans le futur, sont pratiquement tous écrit au passé...
Il va falloir que je remedie à ce problème, que je resolve ce paradoxe, que j'interpole le bientôt et extrapole le plus tard...
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Je venais de quitter le village et commençais à monter la pente vers les vertigineuses aiguilles qui surplombent la vallée. Le soleil venait à peine de se lever et l'ombre de la crête opposée était encore haute au dessus de moi. J'entendais, en contre bas, les cris des bergers qui demandaient à leurs chiens de rassembler les bêtes en troupeaux avant leur départ vers les alpages d'altitudes. L'air sentait bon les herbes, la sauge et la mélisse. Je me sentais bien, prêt pour cette longue journée de marche jusqu'au sanctuaire perché tout là haut sur cette montagne dite sacrée.
J'étais arrivé ici sans vraiment savoir ce que j'attendais d'un tel voyage. Quelque chose, un désir, m'avait poussé à aller plus loin que le trajet que j'avais envisagé. Et voila comment j'avais atteint ce village. Les habitants, très accueillants, et bien que ne parlant pas la même langue que moi, m'avaient expliqué, à grand renfort de l'incroyable langage universels des mains compris partout dans le monde, que ce que je cherchais était là haut, dans la montagne. A vrai dire, je ne savais pas moi même ce que je cherchais, et je demandais bien comment ils pouvaient bien le savoir, eux.
J'ai compris ensuite qu'ils m'avaient tout simplement accueilli comme un des nombreux pélerins qui viennent de loin se recueillir au sanctuaire de leur montagne. Ils m'ont alors offert l'hospitalité de leur demeure, et c'est tout naturellement qu'ils m'ont laissé les aider aux simple travaux de la maisonnée.
Et donc, tôt le lendemain matin, j'étais parti gravir la montagne, me demandant bien ce que j'allais trouver à son sommet.
Je marchais depuis déjà deux heures à peu près, alors que le soleil avait atteint le fond de la vallée et y chassait les dernières ombres, faisant remonter sous la chaleur de ses rayons, une légère brume qui s'égayait à l'assaut des pentes, lorsque je la vis.
Une pierre.
Elle était un peu en contre bas du sentier que j'avais emprunté. Ce n'était qu'une pierre parmi les autres pierres, mais pourtant elle avait attiré mon regard comme un aimant. Comment décrire cette sensation qui m'avait envahi soudain. C'est comme si cette pierre me parlait, mais sans mots, ni même sans images, plutôt sous forme de pensées pures, comme si c'était une partie de moi, de mon esprit. Elle n'était pas tout à fait blanche, et de forme quelconque à vrai dire, mais pourtant elle me parraissait éclatante et me semblait même vibrer sous la lumière du soleil. Un vertige me pris alors que je découvrais la perspective que ce nouveau morceau de moi même m'apprenait sur le monde. Je n'avais plus d'âge, j'étais ce morceau qui s'était un jour détaché de sa mère la roche, un peu plus haut sur la montagne et avait voyagé, certe peu, mais beaucoup pour une pierre, jusqu'à cet endroit de la pente, attendant avec la patience qui caracterise le minéral, mon passage.
Je sus également la vie de cette montagne. La mer, liquide nourricier qui l'a recouvert alors qu'elle n'était encore qu'une plaine, et qui l'a lentement recouvert de couches de sédiments. Puis le choc avec une plaque soeur, qui poussée par une force venant de l'intérieur, cherchait un autre endroit où s'intaller. Et la peau de la plaine qui s'était plissée, pliée en rides profondes. Sous la pression et la chaleur, la métamorphose en roche dure et cristalline, puis la lente migration vers les sommets.
Je prenais conscience de la force qui vibrait en moi et sous mes pieds. Je ne sais pas exactement combien de temps a duré cet étrange contact. Une fraction de seconde ? peut être ! le temps, cet elastique incroyable, nous joue parfois des tours. Quand je repris possession de mon esprit, j'avais la pierre dans la main même si je ne me rappelais pas comment elle était arrivée là. Elle était légère comme de la lave et douce comme un galet. Mais c'était pourtant bien un morceau de granit, à n'en pas douter.
Cette pierre m'était devenue soudain précieuse, je décidais de l'emmener avec moi au sommet...
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la claire ondine jailli,
sous une lueur d'automne,
hors d'un trou de la forêt rousse.
un instant retenue, elle prend son souffle
puis s'élance.
Elle tracera une douce ligne sur le temps
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Et voila ! je n'aurai jamais du t'écrire. Maintenant, je suis anxieux parce que tu ne réponds pas. Je ne pensais pas que ta volonté serait aussi inflexible et te rendrait aussi insensible à mes appels. Tu dois sans doute te dire que ce n'est pas encore le bon moment pour reprendre le cours de nos correspondances. Bon sang ! y aura t'il un jour, un bon moment ?
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