Mardi 3 février 2009
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10:13
Eaux froides, si légères
fruits blancs sur les branches
Doux flocons d'hiver
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Lundi 2 février 2009
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14:23
Je flotte ou je tombe. Je ne comprends rien au vide ni aux mains détendues. Une Penelope est venue défaire les liens et je ne suis plus noué aux autres fils.
Il y en avait pourtant qui me tenaient à coeur, mais le temps affirme à chaque instant que rien ne dure éternellement.
Si seulement ça pouvait durer au moins jusqu'à la grande fin.
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Lundi 19 janvier 2009
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23:21
J'ai entrouvert la boite.
j'y ai vu les espaces insoumis,
Les traces d'une vie et le silence absolu
Au lendemain, ivre
j'irai prendre la mesure du vide
sous blister longue durée
Où seras tu, au petit déjeuner,
Quand le metal t'apportera
la dose lipidique
Et sans arrière-pensée
après une carresse
Je te croquerai
Biscotte
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Vendredi 19 décembre 2008
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20:26
Danse, les silures aiment les chats
la pluie érode mon temple
les hôtels sont complets
et la soupe, populaire
plus tard, homme probable
ton champ restreint de liberté
T'offrira des quintaux de poison
génétiquement amélioré
Et si tu oses l'amour,
Tu choisiras en 3D, l'ADN
du moins laid de tes entrailles
le fruit le plus normal.
C'est ainsi que la science
pense ce qui est bon
et que plus personne
au final, n'est savante
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Vendredi 21 novembre 2008
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11:27
Vous étiez là, m'entourant de vos maux
Nos routes jointes, les larmes mêlées
j'étais buvard, fané, à l'écoute
empli d'un bruyant silence
de forêt
Vous me vouliez votre vassal
Lacets, noeuds, ligatures et liens
Et je m'en émouvais pourtant
de vos gestes lointains
comme une étoile
Mais qui sera
Mon abris, des bras
l'eau sous les ponts, les vents furieux
tous les claquements des étendards
Et l'innocente paix
viscérale ?
Je n'entends plus, comme l'oxyde
vos maux ont fait une gangue
et dans cette chrysalide
de mémoire morte
j'expérimente
l'oubli
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